Dans un rêve, Marica a vu Michel dans son corps céleste. Il entrait à la maison par la porte de la cuisine. Sa figure et ses vêtements brillaient fort et il semblait beaucoup plus jeune. Elle ne l’a pas reconnu tout de suite. Mais sur sa chemise, il y avait le logo de l’École La Forteresse. Elle a crié : ‘’Papa!’’ en courant vers lui pour lui faire la bise, puis le rêve s’est évanoui. Marica habite avec nous depuis 8 ans en Haïti.
Deux jours après, j’ai rêvé que Michel portait une chemise d’évangéliste. Une semaine plus tard, Assou a rêvé que Michel sortait de la maison pour marcher dans la cour. Il est sorti en courant de sa chambre pour aller le voir. Et puis soudainement, il l’a vu quitter la cour en faisant au revoir de la main. Il semblait heureux. Assou et moi sommes arrivés à l’hôpital après son décès. Nous n’avons pas pu lui dire au revoir. Maintenant, Assou est content de ce que l’homme qu’il considérait comme son père, lui ai dit au revoir. Pourquoi c’est si important que je rapporte ces rêves? Nous vivons pour la vie qui nous attend. Et c’est bon que Dieu ouvre une fenêtre pour nous montrer ce qui se passe après la mort. Assou vit sur notre terrain depuis 15 ans. Il ne connaît pas son père biologique.

Histoire de Juline:
Juline a toujours eu des résultats exceptionnels en classe. Elle a été parrainée par ChildCare Plus jusqu’en 13e année. Voici un compte-rendu écrit de sa main :
‘’J’étais à la Faculté d’Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV) de l’université d’Etat d’Haïti pour apprendre l’agronomie pendant 5 ans et après, j’allais obtenir un diplôme d’ingénieur agronome. Mais j’ai fait trois ans et je n’ai pas pu terminer. J’ai trouvé une bourse complète pour étudier l’agronomie dans l’une des meilleures universités de l’Amérique Latine, à l’université Zamorano. Je vais passer 4 années ici. J’étudie en espagnol, donc je l’apprends en même temps.’’
Photos d’enfants à parrainer
Stéphanie Montina- Steevenson Sainvil -Widjéna Terrible –Lexaida Vernet – Bonhomy Valtrin – Malaika Ventey
Child Care Plus fonctionne très bien en Haïti. De nombreuses missions ont quitté Haïti en raison de l’insécurité. Certaines missions comptent sur quelques ressortissants pour les aider à distance, et parfois, cela ne se passe pas aussi bien que prévu. Mais Marica fait un excellent travail. Avant même que nous parlions ensemble des tâches à accomplir, elle les a déjà réalisées. Par exemple, elle a commandé les polos de l’uniforme avant même que je lui en parle.
Nous avons perdu une douzaine de parrains et plusieurs enfants sont en attente.
La situation en Haïti empêche de nombreuses familles d’envoyer leurs enfants à l’école.
Pensez à parrainer un enfant dans votre temps de prière.
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Le ministre de l’Éducation nationale d’Haiti est venu à notre école il y a quelques jours. Il est arrivé avec un chauffeur et deux gardes du corps accompagné d’une voiture chargée de policiers. Il est venu solliciter notre école, six jours par semaine pour environ un mois pour la correction des examens d’état des étudiants de 13e année. 400 professeurs sont laborieusement assis aux tables des étudiants pour effectuer ce travail. Bien que nos projets de camps d’enfants soient contrecarrés ou reportés, nous ne pouvons pas refuser collaborer avec le gouvernement. Vous pouvez m’écrire en cliquant sur le bouton Répondre
Il y a parfois non loin de notre maison des tirs nourris d’armes lourdes. Chaque soir, dit-on, les blindés descendent en bas de Delmas. Ils se positionnent sur toutes les issues empêchant ainsi les gangs de sortir de leur fief durant la nuit pour attaquer les gens durant leur sommeil.
Merci de vos prières et de votre soutien.
Louise Charbonneau
